CHAPITRE III
Article
25 :
La souveraineté de l’Etat algérien s’exerce sur la totalité de son espace
terrestre, de son espace aérien et de ses eaux
territoriales. Elle s’exerce également sur les ressources de toutes
natures situées sur ou dans son plateau continental et sa zone économique
exclusive.
Article
26 :
L’Etat tire son autorité de la volonté populaire .
Il
est au service exclusif du peuple.
Il
puise sa raison d’être et son efficience dans l’adhésion populaire.
Article
27
: L’Etat est démocratique dans ses objectifs et dans son fonctionnement.
La participation active du peuple à l’édification économique,
sociale et culturelle, à l’administration et au contrôle de l’Etat est un
impératif de la Révolution.
Article
28
: L’objectif
de l’Etat socialiste algérien est la transformation radicale de la société
sur la base des principes de l’organisation socialiste.
Article
29
: L’Etat transforme les rapports de production, dirige l’économie nationale
et assure son développement sur la base d’une planification scientifique dans
sa conception, démocratique dans son élaboration, impérative dans son
application.
L’Etat organise la production et détermine la répartition du produit
national. Il est l’agent principal de la refonte de l’économie et de
l’ensemble des rapports sociaux.
Article
30
: Le plan national doit assurer le développement intégré et harmonieux de
toutes les régions et de tous les secteurs d’activité. Il réalise
l’efficacité de l’emploi de toutes les forces productives,
l’accroissement du produit national et sa juste répartition, ainsi que l’amélioration
du niveau de vie du peuple algérien.
Article
31 :
L’élaboration du plan national est démocratique.
Le peuple y participe par l’intermédiaire de ses assemblées élues à
l’échelle de la commune, de la wilaya et du pays, ainsi que par les assemblées
de travailleurs et les organisations de masses.
La mise en oeuvre du plan national doit être décentralisée sans préjudice
de la coordination centrale au niveau des hautes instances du Parti et de l’Etat.
Article
32
: Pour gérer la propriété de la collectivité nationale, l’Etat crée des
entreprises qui développent leurs activités selon les intérêts du peuple et
les objectifs du plan national.
Conformément aux orientations du plan national, les entreprises réalisent
une accumulation au profit du patrimoine qui leur est confié et à celui de la
communauté nationale.
Article
33 :
L’Etat est responsable des conditions d’existence de chaque citoyen.
Il assure la satisfaction de ses besoins matériels et moraux, en
particulie ses exigences de dignité et de sécurité.
Il a pour objectif de libérer le citoyen de l’exploitation, du
chômage, de la maladie et de l’ignorance.
Il assure la protection de ses citoyens à l’étranger.
Article
34
: L’organisation de l’Etat repose sur le principe de la décentralisation
fondée sur la démocratisation des institutions et la participation effective
des masses populaires à la gestion des affaires publiques.
Article
35
: La décentralisation est fondée sur une répartition judicieuse des compétences
et des tâches qui correspondent à une division rationnelle de la responsabilité
dans le cadre de l’unité de l’Etat.
Elle vise à donner aux collectivités territoriales les moyens humains
et matériels et la responsabilité de promouvoir elles-mêmes le développement
de leur région en complément des efforts entrepris par la nation.
Article
36
: Les collectivités territoriales sont la wilaya et la commune.
La commune est la collectivité territoriale, politique, administrative,
économique, sociale et culturelle de base.
L’organisation territoriale et le découpage administratif du
territoire relèvent
de la loi.
Article
37
: Les
fonctions au service de l’Etat ne sont pas un privilège. Elles constituent
une charge.
Les agents de l’Etat doivent prendre exclusivement en considération
les intérêts du peuple et le bien public. L’exercice des charges publiques
ne peut, en aucun cas, devenir une source d’enrichissement, ni un moyen de
servir des intérêts privés.
Article
38
: L’accès aux responsabilités au sein de l’Etat est ouvert aux citoyens
qui répondent aux critères de compétence, d’intégrité et d’engagement,
qui vivent uniquement de leur salaire et ne s’adonnent, ni directement ni par
personne interposée, à aucune activité lucrative.